Critique littéraire : La maison de poupées

Critique littéraire - La maison de poupées

Synopsis

 Voici 19 nouvelles courtes, certaines déjà publiées ici ou là sur Internet, primées ou inédites, qui vous mèneront de portes en portes, de fenêtre en culs-de-sac, dans tous les recoins de cette maison de poupées.

Vous pouvez entrer.

Critique de l’œuvre

Ce livre est un recueil de nouvelles qui vous divertira à coup sûr, peu importe votre état d’esprit du moment. Pour ce livre, j’ai tenté une expérience différente. Imaginez un feu de camp durant une fraîche soirée d’automne. La seule lueur : celle de ma liseuse. Chose que je n’avais jamais faite avant : lire des histoires à voix haute à une autre personne, dans le cas présent à mon mari, qui est littéralement tombé en amour avec Azel Bury (j’en suis d’ailleurs un peu jalouse !). Du suspense, du fantastique, de l’horreur (à peine), de la romance (toujours un peu humoristique) et même carrément de l’humour. Une chose est certaine, on ne s’ennuie pas du tout avec ce livre.

Médium

J’ai bien sûr acheté le format électronique (Kindle). Le texte est bien monté, et nous avons la possibilité de connaitre notre avancée de lecture pour chacun des textes et non pas seulement pour la totalité du livre. Comme vous le savez peut-être, j’aime bien cette fonctionnalité afin de décider si je commence un autre texte/chapitre ou bien si j’attends d’avoir plus de temps pour m’y consacrer entièrement (je déteste laisser une lecture en plein milieu, dans un moment critique !). L’image de la couverture représente principalement une seule nouvelle, soit, vous l’aurez deviné, « La maison de poupées ». La couverture et le quatrième de couverture (pour la version papier) sont d’ailleurs magnifiques et nous donnent l’envie d’acheter le bouquin à coup sûr.

Verdict

Un livre que je recommande à tous, principalement à ceux qui n’aiment pas les longues histoires qui n’en finissent plus. Azel sait nous tenir en haleine du début à la fin. Ses personnages sont vrais, imparfaits et l’on apprend vite à les connaitre, ce qui n’est pas facile avec une histoire courte où on laisse très peu de place aux descriptions pour nous plonger directement dans l’histoire.

Je vous invite à visiter le site web d’Azel Bury où vous trouverez l’information concernant toutes ses œuvres (car il est certain que vous aurez encore envie de tâter du Bury une fois votre lecture terminée).

 Quelques points de vente

  • Amazon.ca
    • Livrel* : 3,99 $
    • Papier : environ 25$
  • Amazon.fr
    • Livrel* : 0,99 € (rabais d’octobre)
    • Papier : 12,00 €

Terme francophone pour e-book et e-reader selon l’Office de la langue française du Québec.

** La graphie rectifiée est appliquée à ce texte.

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Critique littéraire : La Baie des morts / Orisha Song

Critique littéraire - La Baie des morts

Synopsis

La Baie des morts :

Cruden Bay, 1012 : Olderik meurt, trahi par les siens.

Mille ans plus tard, Irma et Adriel, journalistes dans une émission TV sur les phénomènes paranormaux, débarquent dans la petite ville du nord de l’Ecosse pour élucider les phénomènes étranges: un petit garçon est hanté par le fantôme d’une petite fille, Betty, et par l’esprit d’un Viking. . Ils ont quinze jours pour faire une émission et élucider bien des mystères.

Car Cruden Bay, c’est la Baie des morts, autrefois le lieu d’une terrible bataille entre Viking et Écossais, c’est aussi là qu’un avion s’est crashé, il y a trente ans, faisant des victimes parmi les enfants du village.

Betty, le petit spectre qui cherche sa peluche, est-il l’un d’eux?

Entre poltergeist et disparitions, Yggdrasil et légendes vikings, personne ne sortira indemne de cet étrange voyage.

Orisha Song :

Humberto de Campos. Brésil. Ici, il n’y a rien que la poussière et la misère.

Rosa, grande Prêtresse Candomblé, rêve de noms, de personnes qui meurent toutes de manière un peu étrange quelques jours plus tard. Des morts stupides, dignes des Darwin’s Awards, pense le Commissaire Felix.

Mais à Humberto de Campos, on croit que Rosa est responsable. Les menaces fusent. Adriel et Irma vont étudier ces cas un par un, aidé d’un vieil original, Gabrielo.

Ils apprennent l’existence d’une autre liste : celle d’enfants disparus, qui pourrait bien être en rapport avec la première.

Mais rien n’est vraiment comme il paraît…

D’un mort à l’autre, d’une liste à l’autre, tout se mélange entre rituels, trafic d’humains et meurtres. Nos deux journalistes vont enquêter jusqu’au fin fond d’une vérité sordide.

Critique de l’œuvre

Comme annoncé il y a quelques mois, je n’avais prévu que de lire « La Baie des morts ». Toutefois, une fois cet excellent roman terminé, je n’ai pu m’empêcher de m’emparer de « Orisha Song », Cqui était encore tout chaud, fraichement pondu. Ne croyez pas que je sois vendue parce que je connais bien l’auteure ; j’ai bien dit lors de l’annonce de mes critiques littéraires à venir que je serais sans pitié, et sans pitié je serai. J’ai attaqué ces deux livres en me sermonnant d’être sévère et impartial.

Ceci étant dit, je me suis fait avoir… que voulez-vous que je vous dise ? Je suis tombée en amour avec Adriel et Irma, les personnages principaux de cette série hors du commun. J’ai été accroché par le rythme dynamique et décousu de ces deux histoires. Entre les chapitres principaux, des petits bouts, quelques lignes, parfois quelques pages, qui semblent sortis de nulle part. Cependant, en tant qu’auteure, je savais très bien que ces petites parenthèses m’emmèneraient quelque part et que tout aurait alors un sens (je l’espérais en tout cas !). Cette façon de présenter une histoire est une manière intéressante d’insérer un volet suspense, méthode très peu utilisée par les auteurs dits « édités ». C’est normal : ils ont peur de faire tache, de sortir du lot. C’est ce que j’aime d’Azel Bury ; elle s’en contrefiche. Elle écrit des histoires qu’elle aimerait elle-même lire. Elle écrit avec passion. Avec ferveur. Ce qui aide également à rendre le récit vivant et non monotone est le fait que l’histoire nous est contée parfois d’un point de vue d’Adriel, parfois celui d’Irma ou de la perspective d’une tierce partie.

Ces deux livres m’ont sortie des sentiers battus, et m’ont trimbalée vers un dénouement auquel je ne m’attendais pas du tout. C’est ça que j’attends d’une bonne histoire. Entre autres, « Orisha song » m’a tellement tenu en haleine que j’en suis presque tombée de ma chaise à force de me tenir au bout de l’assise, prête à bondir et à sauter à pieds joints dans l’histoire !

À la lecture de ces livres, il est évident que l’auteure ne s’est pas « contentée » d’écrire et de se dire : « et puis voilà, merci, bonsoir » ; Azel Bury a effectué des recherches exhaustives sur le folklore, les lieux géographiques, les mœurs et les langues parlées. On en est dépaysé, d’abord dans une ville froide et grise de l’Écosse, puis dans un patelin chaud (très !) et humide du Brésil. Dans ces livres, il n’y a pas de détails inutiles ; vous n’y trouverez pas cinq pages pour décrire la teinte exacte du ciel, ou bien le nombre de brins d’herbe que contient la pelouse. L’information qui s’y trouve est nécessaire, soit à l’histoire directe ou bien à la compréhension des personnages. C’est rapide et dynamique ; c’est un sprint et non pas un marathon. Une touche de surnaturel, à peine. Du suspense, à plein.

Un fait que j’ai noté, pour la seule et bonne raison que j’ai lu les deux tomes coup sur coup : l’évolution de l’auteure du point de vue de son écriture. On voit bien à la lecture de « Orisha song » que Bury a produit autre chose entretemps, qu’elle a peaufiné son style. L’émotion de ses personnages est mieux exprimée, l’histoire est plus fluide. Je ne me serais probablement aperçu de rien si plusieurs mois avaient séparé mes deux lectures, mais là, j’ai bien vu où était rendu Azel Bury et j’ai aimé. Beaucoup.

Bien que vous puissiez lire en désordre les deux premiers tomes de la série « Adriel et Irma », vous manquerez à mon avis certaines informations sur l’état émotif et psychologique des personnages si vous ne lisez pas « La Baie des morts » en premier. De toute façon, une fois « Orisha song » lut, vous voudrez absolument lire l’autre ; aussi bien le faire dans le bon ordre, que diable !

Médium

J’ai bien sûr lu le format électronique Kindle. Les fichiers étaient, sommes toutes, bien montés, les chapitres correctement définis (les « chants » dans le cas de « Orisha song ».). On pardonne quelques coquilles, qui n’entravent en rien notre plaisir de la lecture (j’ai bien dit que j’aurais des yeux de lynx, hein !). Notez que les deux livres sont également offerts en format papier (voilà, vous n’avez plus aucune excuse les amis !).

Verdict

Si vous avez envie de virtuellement voyager et de vous aventurer en terrain inconnu, je vous suggère fortement ces deux livres, qui vous garderont accrochés jusqu’à la fin. Pour ma part, je trépigne d’impatience en attendant « Rush », le prochain tome de la série « Adriel et Irma ».

Quelques points de vente

« La Baie des morts » — 274 pages :

« Orisha song » — 258 pages :

  • Amazon.ca
    • Kindle (environ 3,99 $)
    • Papier (environ 21 $)
  • Amazon.fr
    • Kindle (2,99 €)
    • Papier (15 €)

Gare au roman… de gare! *

Gare au... roman de gare

« Ce n’est qu’un roman de gare! » Qui n’a pas entendu cette expression, généralement proclamée avec mépris et condescendance, à propos d’un livre jugé de piètre qualité? Dans les faits, qu’en est-il réellement de ce fameux concept?

Le principe du roman de gare fut mis de l’avant au milieu du dix-neuvième siècle par un brillant homme d’affaires qui implanta un vaste réseau de kiosques, offrant différentes babioles aux voyageurs en mal de divertissements, tous établis le long du réseau ferroviaire britannique. L’idée fut reprise quelques années plus tard par la célèbre Librairie Hachette qui mit sur le marché une collection spéciale de bouquins, d’un format plus réduit (le précurseur du roman de poche), à être vendus au sein de ce qui deviendra les bibliothèques des chemins de fer à travers la totalité du réseau ferroviaire français, dont elle avait d’ailleurs le monopole total.

Qu’est-ce qui caractérise le roman de gare? Une lecture distrayante et facile, incluant divers genre littéraire, allant du polar à l’espionnage en passant par la romance. C’est généralement un livre plutôt court et concis dont le seul but est de divertir les gens sans arrière-pensée. On oubli alors les briques de cinq-cents pages et les histoires complexes à la De Vinci Code, Millenium ou bien (de grâce!) Fifty Shades of Grey (non pas parce que c’est une histoire complexe, mais bien parce qu’il est trop volumineux et… que vous risquez fort de rater votre prochaine station, de sauter sur votre voisin de voyage comme une chatte en chaleur ou bien de mouiller indécemment votre siège de train!). Retournons aux choses sérieuses… où en étais-je déjà? Ah oui, les caractéristiques du roman de gare. Bien que ce ne soit pas une règle absolue, ce type d’ouvrage est souvent quelque peu humoristique.

Pourquoi ce type de littérature est-il si péjorativement estimé? Probablement parce que le roman de gare se vend bien et que les intellectuels n’apprécient pas le phénomène. Avec l’arrivée des liseuses et tablettes électroniques, le nombre de pages d’un livre n’est plus un obstacle en voyage. Toutefois, le style du roman de gare est unique : léger et divertissant, ces deux caractéristiques n’étant en rien synonyme de navet.

Voici donc quatre romans de gare que j’ai eu la chance de lire cet été :

« Je ne suis que la secrétaire » par Laurence Lopez Hodiesne.

Gare au... roman de gare (Je ne suis que la secrétaire)

Écrit sous la forme d’un guide de la parfaite secrétaire, je n’ai pu m’empêcher de rire à de très nombreuses reprises. Travaillant moi-même dans le domaine du secrétariat et de l’administration depuis vingt ans, plusieurs situations racontées avec délice par Laurence ont fait remonter plusieurs souvenirs de situations particulières que j’ai vécues. Ce livre n’est pas seulement dédié aux secrétaires, mais bien à toute personne voulant avoir une idée du quotidien des gens qui vous accueils souvent au sein d’une entreprise ou bien qui on la difficile tâche de vous répondre, un sourire dans la voix, lorsque vous téléphonez pour un rendez-vous ou bien vous plaindre. Un pur délice!

« Un taxi pour Khamût Khan » par Anto Sass.

Gare au... roman de gare (Un taxi opur Khâmut Khan)

Un roman d’espionnage abracadabrant, où action, aventure et humour britannique sont au rendez-vous. Un mélange de James Bond séducteur… mêlé de quelque chose à la Austin Power (vous voyez le genre!). De belles femmes, de belles voitures, de gros canons (heu… je parle des armes là!) et deux agents secrets, un Britannique et un Écossais, qui s’amusent parfois un peu trop en oubliant presque l’objectif premier de leur mission. Vous trouvez que votre vie manque de piquant? Lancez-vous dans la lecture de la série « Éternel SIS »!

« L’amour comme s’il en pleuvait » par Azel Bury.

Gare au... roman de gare (L'amour comme s'il en pleuvait)

Moi qui ne suis pas du tout romantique, je n’ai pu m’empêcher de le lire en une seule après-midi. Ce livre me rappelle quelque peu le style du célèbre Bridget Jones’s Diary de Helen Fielding. C’est une histoire drôle qui parle d’amitié et d’amour malgré certaines situations loufoques et plusieurs quiproquos qui auraient pu foutre en l’air toute cette belle harmonie. C’est le genre d’histoire qui met du baume au cœur et qui nous réchauffe par une froide soirée d’hiver. L’amour, ce n’est pas toujours compliqué : ça peut être si doux et si simple!

« Cover up 101 » par … Caroline Plouffe.

Couverture (noire)

En parlant de froide soirée hivernale, comment pourrais-je passer sous silence mon petit dernier à l’humour sarcastique publié il y a quelques mois? Vous vous demandez ce que vous feriez si vous tuiez votre meilleure amie par erreur? Lisez Cover up 101 et apprenez quoi faire ou ne pas faire dans une situation semblable! Chloé a les mains pleines de pouces et n’a vraiment aucun sens pratique. De plus, tous les éléments sont contre elle : une clé perdue, un incendie, une minuscule voiture, une tempête de neige, un policier un peu trop à cheval sur les procédures… et tout ça en quelques heures seulement. Réussira-t-elle à maquiller le meurtre de Claire en accident de la route? Rien n’est gagné d’avance!

J’espère que j’ai su vous faire voir le côté noble du roman de gare, qui est un genre littéraire en vogue depuis plus de 165 ans. On pourrait de nos jours l’appeler le roman d’aérogare, de terminus de bus de salle d’attente d’hosto ou de dentiste. Un style sur mesure pour le cerveau surmené qui a besoin de se détendre et de se changer les idées sans s’emmêler les neurones.

Pour découvrir les derniers romans parus dans cette catégorie littéraire ou bien pour suggérer vos propres « lectures de gare », je vous invite à visiter et joindre le groupe « Romans de gare » sur Facebook :

Gare au... roman de gare (groupe)

Vous pourriez y faire des découvertes intéressantes et vous découvrir une nouvelle passion littéraire!

* La graphie rectifiée est appliquée à ce texte.