
Ce fut une aventure aussi riche qu’exigeante, mais elle arrive aujourd’hui à sa fin. J’ai profondément aimé le processus créatif derrière l’écriture de mes sept livres et de mes nombreuses nouvelles littéraires (que vous pouvez toujours retrouver gratuitement sur ce blogue). Toutefois, le succès espéré n’a pas été au rendez-vous.
Je demeure néanmoins très fière de ce que j’ai accompli : écrire, créer, aller au bout de ce projet représente pour moi l’une de mes plus grandes réalisations. Si cette aventure n’a pas pris l’ampleur que j’aurais souhaitée, j’en reconnais ma part de responsabilité. Je n’ai ni la fibre entrepreneure ni l’aisance nécessaire pour me mettre en valeur comme il le faudrait. Mon désintérêt pour les réseaux sociaux a également joué un rôle, ces plateformes étant devenues incontournables pour se faire connaître lorsqu’on n’a pas de contacts dans le milieu.
Il faut aussi admettre que le contexte n’est pas simple : contrairement à d’autres marchés, il demeure difficile pour un auteur indépendant de vivre de sa plume ici. Cela dit, je ne ressens pas d’amertume — ou si peu. Je constate simplement que je n’ai ni l’énergie ni le désir de me lancer dans une nouvelle bataille, comme celle de traduire mes œuvres en anglais et de tenter ma chance sur d’autres marchés.
À cinquante ans, je comprends mieux une chose essentielle : je n’ai plus besoin d’essayer d’être quelqu’un que je ne suis pas. Je ne serai pas cette personne visible, portée par un large public. Et c’est très bien ainsi. Si mon passage dans le monde littéraire ne laisse pas de trace durable, il n’en est pas pour autant insignifiant. Après tout, une plage n’existe que grâce à l’ensemble de ses grains de sable.
Au terme de cette aventure, où j’ai été tour à tour autrice, correctrice, critique, infographiste et éditrice — sans autre soutien que ma propre détermination — je choisis maintenant de revenir à un plaisir plus simple : la lecture. Continuer à vivre mille vies, non plus en les inventant, mais en me laissant porter par celles des autres.
Merci à mon meilleur critique, mon âme sœur, mon mari, pour son soutien indéfectible au fil des années, sans jamais perdre foi en moi malgré mon manque de succès (il se rappelle peut-être trop bien le sort réservé au mari d’un de mes personnages dans la nouvelle « succès assuré »).
Mon blogue restera actif jusqu’à son échéance à la fin du mois d’octobre, et je vous invite à découvrir ou redécouvrir mes nouvelles littéraires gratuites [https://carolineplouffeauteure.com/category/nouvelles-gratuites/]. Mes livres demeureront disponibles en formats numérique, papier et audio — pour certains d’entre eux — encore quelques mois.
Merci d’avoir été là, d’une manière ou d’une autre, au long de cette aventure.
– FIN –
Dans ce monde impitoyable de l’écriture , tu es bien une des rares que je regretterai.
J’ai fait le même parcours et le même constat que toi, il y a … dix ans .
Les artistes étant des artistes jusqu’au bout des ongles et des ans, tu l’es profondément, dans ton âme et dans ton cœur, tu n’as rien à prouver, et surtout pas ton talent.
Bonne continuation avec plein de découvertes encore… et d’émerveillements.
Amitié
Azel B
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